Madame Iborra, députée de la Haute-Garonne, interpelle la Ministre de la santé au sujet de l'omniprésence du gluten dans l'alimentation

J'ai rencontré Mme Monique Iborra, députée de la Haute-Garonne, pour lui soumettre divers problèmes liés à l'intolérance au gluten: désinformation de la population générale, manque de formation sur le sujet notamment pour les professionnels de santé et ceux des métiers de bouche, impossibilité d'obtenir un menu garanti sans gluten presque partout en France, y compris dans les cantines d’entreprise, toxicité du gluten méconnue des industriels de l'agro-alimentaire et minimisée par les pouvoirs publics… entre autres.
Madame Iborra s'est montrée réceptive et intéressée par le sujet.
Comme promis, elle a posé une première question à la Ministre de la santé et des sports sur la prééminence néfaste du gluten dans l'alimentation et les fondements du seuil de toxicité aujourd’hui admis.
Je vous livre ci-dessous copie de sa question écrite:
« Mme Monique Iborra interroge Mme la ministre de la santé et des sports sur la situation des personnes souffrant d'une intolérance au gluten. Depuis le 28/11/2007, la Commission Européenne a publié la directive 2007/68/CE qui exempte les industriels d'étiqueter les allergènes suivants : les maltodextrines à base de blé, les sirops de glucose base blé dont le dextrose et leurs dérivés, ainsi que les sirops de glucose base orge. L'Autorité Européenne de la Sécurité des Aliments considère que ces ingrédients « ne sont pas susceptibles de provoquer de sévères réactions allergiques chez les individus sensibles » et « ne sont pas susceptibles de provoquer des réactions néfastes chez les patients atteints de la maladie cœliaque dans la mesure où le seuil de 100ppm de gluten pour les aliments rendus sans gluten n'est pas dépassé ». Mais certaines personnes intolérantes dont les villosités intestinales sont totalement détruites, et qui présentent un état inflammatoire aigu en début de régime, ne supportent pas les aliments comportant le gluten à des doses proches de la limite autorisée, voire bien inférieure. La législation s'oppose au régime d'exclusion totale de toute trace de gluten que ces patients s'efforcent de suivre, au moins en début de régime, c'est-à-dire pendant au moins une année, le temps d'une repousse de leurs villosités intestinales. Si les doses prises isolément sont minimes, que penser du cumul de dextrose, glucose, maltodextrine de blé, très courants dans la nourriture industrielle, sur la journée ? Que penser de la répétition d'une telle consommation pour un individu sensible, à l'organisme souvent fragilisé par une ou plusieurs pathologies auto-immunes ? Elle lui demande donc les mesures que le gouvernement envisage
de prendre au sujet de ce problème de la tolérance journalière d'une quantité infime de gluten par les malades céliaques. »
Mise à jour ici, dès qu’une réponse sera donnée.
En attendant, n’oubliez pas de lire le prochain article, encore sur le feu, concernant quelques idées à rafraîchir au sujet de la toxicité relative du gluten…
Date de création : 23.09.2009
Dernière modification : 10.10.2009
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