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Un observatoire de la qualité de l'alimentation


 Le Programme national nutrition santé (PNNS) 2006-2010 a pour objectif de suivre l'évolution de la qualité de l'offre alimentaire.

Le 11 février 2008, un communiqué de presse de trois ministères[1] annonçait la création de l'OQALI (Observatoire de la Qualité de l'Alimentation) dont la mise en œuvre était confiée à l'INRA[2] et à l'AFSSA[3] « en partenariat avec les professionnels des secteurs alimentaires ».

Des chartes d'engagement nutritionnel sont proposées aux industriels qui peuvent apposer le logo PNNS sur leurs produits s'ils les respectent.

L'OQALI doit établir chaque année un rapport objectif sur les efforts réalisés par les industriels.

« Les analyses que réalise l'Oqali sont conduites par secteurs alimentaires et portent sur des produits transformés en distinguant les différents segments de marché (marques nationales, marques distributeurs, premiers prix, hard-discount). Ce suivi doit renforcer et pérenniser l'approche partenariale développée par les pouvoirs publics pour inciter les filières agroalimentaires à aller dans le sens des objectifs de santé publique et des attentes des consommateurs, afin que les progrès réalisés profitent au plus grand nombre. » Sur le site de l'AFSSA: ici

Il est dommage qu'une telle préoccupation n'ait pas été celle des pouvoirs publics lors du passage à l'euro...La stabilité des prix que l'on nous avait alors promise aurait pu être mise en évidence...

Sur la plaquette destinée au grand public (à lire ici ), on découvre que le suivi de l'OQALI tient compte des paramètres socio-économiques tels que les parts de marché et les gammes de prix « afin d'être représentatif du marché et de s'assurer que les gammes de prix bénéficient à l'ensemble des consommateurs ».

On peut s'inquiéter de l'interprétation de cette dernière mention qui exclut sans doute de favoriser le choix éclairé de consommateurs « moteurs » aux notions nutritionnelles pointues, bien au-delà des mantras simplistes assénés par tous les médias : manger des fruits et légumes, limiter les apports de graisse, éviter l'alcool...

 Un observatoire de la qualité de l'alimentation qui va « s'assurer que les gammes de prix bénéficient à l'ensemble des consommateurs » doit aussi vérifier que l'accès pour tous aux produits de qualité est bien réel. Dans la mesure où son objectif est aussi de « rendre public les efforts d'amélioration de la qualité nutritionnelle des produits alimentaires mis en œuvre par les industriels », n'y a-t-il pas risque de valoriser certaines pratiques « d'amélioration » seulement conformes à une dynamique économique, autrement dit risque que l'OQALI fasse de la publicité déguisée ?

Cette confusion des perspectives de santé publique avec les perspectives commerciales est pour le moins troublante.

Dans la plaquette destinée aux industriels (à lire ici ), l'un des objectifs annoncés du partenariat avec les industriels est « de permettre à chaque industriel et distributeur de se positionner au sein de son secteur ».

Autrement dit, les industriels vont bénéficier d'une étude de marché gratuite, réactualisée chaque année en fonction de l'évolution des modes alimentaires instillées par diverses campagnes publicitaires et gouvernementales, et cela aux frais du contribuable.


Loin de moi l'idée de dénigrer de nécessaires efforts en matière d'information nutritionnelle dans un pays où le nombre de cas de cancers a augmenté entre 1980 et 2000 de 60%[4]. Bien sûr, on ne peut rapporter cette explosion à la seule alimentation. Bien sûr, on sait que le dépistage des cancers s'est amélioré et que les cancers de mauvais pronostics diminuent mais tout de même... quand on a relativisé cette exceptionnelle progression, il n'en est pas moins vrai que le cancer est devenu une plaie de notre société polluée par des industriels ignorants ou sans scrupules et qu'il est plus urgent de le combattre que de vouloir se rassurer à tout prix.

L'alimentation occidentale est l'un de ces facteurs défavorables qui joue un rôle dans la maladie, pointés de depuis de nombreuses années par les scientifiques.

Pour certaines maladies auto-immunes[5], le gluten, un ingrédient phare de l'alimentation industrielle, est même l'élément indispensable au déclenchement de la maladie. La sensibilité au gluten de très nombreuses personnes, porteuses d'une maladie diagnostiquée ou non, est une évidence pour de nombreux patients et consommateurs (très) éclairés.

Pourtant, on ne trouve aucune mention sur la réduction de la teneur en gluten dans les objectifs de l'OQALI ni dans le PNNS d'ailleurs. Pas plus de volonté de réduire les protéines laitières, et ou de très nombreux ingrédients malsains comme le sirop de glucose-fructose[6] , par exemple, omniprésent dans l'alimentation industrielle et suspecté d'être un agent majeur de l'épidémie d'obésité dans les pays occidentaux...

Dans la plaquette grand public, on peut lire, au contraire :

« Les premiers secteurs analysés ont été :

 

Tous ces produits industriels sont effectivement des exemples criants de la « malbouffe » pour qui, libre ou contraint par la maladie, a découvert ce qu'il en était de leur réelle valeur nutritionnelle : celle de poisons insidieux.

Un vrai progrès en terme d'offre alimentaire, qui impliquerait tout autrement les industriels puisque certains produits « toxiques » sont à modifier totalement voire à supprimer, n'est pas pour demain.

On ne peut s'empêcher de penser aux mises en garde alarmantes sur le Codex alimentarius et à sa « révolution nomenclatrice ». Plusieurs scientifiques la voient comme une mise au pas du citoyen, lié par l'estomac au brouet que lui serviront les puissants de ce monde : « Le Docteur Rath, dénonce cette situation en ces termes : "La vraie nature de l'industrie pharmaceutique (mondiale) est de gagner de l'argent avec les maladies chroniques, et non point de s'occuper de la prévention ou de l'éradication des maladies..." et plus loin : « Breveter le vivant, tout refaire en molécules synthétiques, nier toute médecine autre que la pharmaco-chimie, c'est l'idée de progrès affiché par tous les Trusts. Cette politique n'a rien de démocratique et vise à modeler les masses à son gré en fonction de ses besoins (fondation, éducation, fausses normes scientifiques, propagande, destruction des médecines ancestrales et naturelles). Le Codex Alimentarius croit pouvoir nier l'opinion des peuples car il pense pouvoir modeler les masses à son gré. Le Codex pense pour vous, agit pour vous et vous protège de vous-même selon des normes qui causeront votre perte. »  (à lire sur Tolosarts.org, "le Codex alimentarius, qu'est-ce que c'est ?", ici)

Les initiatives institutionnelles, telles que le PNNS, l'OQALI, et tant d'autres, sont à mettre en rapport avec ceci :

 « A chaque personne qui mange bio (ou de temps en temps), qui utilise des compléments alimentaires ou des vitamines ou des minéraux, et qui utilise de temps en temps les services de la médecine alternative, et qui souhaite avoir la liberté de pouvoir choisir :

Le 31 décembre 2009, s'il n'y a pas une opposition organisée, une loi va devenir opérationnelle qui va prohiber les médecines alternatives, et déclarer les vitamines et les minéraux illégaux.

Tous les produits de nourriture seront obligatoirement irradiés.

Le processus de production ajoutera du dioxyde de sulfure et de l'éthylène dans les produits bio et utilisera 7 des 9 produits mondialement reconnu comme interdits, car polluant (POP : Persistant Organic Polluants).

De plus, les produits contenant des OGM ne seront pas étiquetés pour informer correctement sur la présence de ces produits, et enfin, l'utilisation illimitée de pesticides et d'hormones de croissance sera permise.

Tout ceci à l'initiative du Codex Alimentarius ! »  (Autre page de Tolosarts.org, "Codex alimentarius, ils ne voulaient pas y croire, pourtant...", à lire ici)


Il est important de reprendre toutes ces informations alarmantes circulant sur le net, le film de cette neurologue américaine, le Dr Rima E. Laibow[7], qui informe sur les dangers du Codex alimentarius, pour s'assurer qu'il ne s'agit pas d'une exagération paranoïde. Mais d'ores et déjà, avant même une vérification attentive de tous ces documents, nous pouvons constater que les directives, organismes et plans divers présentés comme acteurs d'une éducation à la nutrition font étrangement abstraction de l'esprit critique nécessaire à cette entreprise.

Nous assistons à un véritable formatage de la pensée ; analyser « les céréales du petit déjeuner » (cf. plus haut) sans même se poser la question de leur légitimité nutritionnelle, c'est choquant pour nous tous, malades auto-immuns, qui avons découvert bien malgré nous que ces céréales englouties pendant des années au petit-déj et vantées préalablement pendant des dizaines d'années par les publicitaires comme un bienfait nutritionnel sont en fait toxiques[8]. Tous les médecins et scientifiques qui ont écrit récemment sur un régime anti-cancer, et anti-maladies auto-immunes par la même occasion puisque les mécanismes qui « emballent » la machine corporelle sont proches, insistent sur la nécessité d'exclure les céréales raffinées.

Le danger représenté par certaines protéines céréalières mutées et cuites, et par le gluten de certaines céréales est à faire connaître.

A quoi bon tester la conformité de l'étiquetage ou de la composition de céréales du petit-déjeuner si celles-ci sont déjà toxiques en elles-mêmes ?...

Observatoire de la qualité de l'alimentation ou de sa conformité ?



[1] Ceux de l'Économie des Finances et de l'Emploi, de l'Agriculture et de la pêche, de la Santé, de la Jeunesse et des Sports.

[2] Institut National de la Recherche Agronomique

[3] Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments.

[4] Rapport publié par l'Académie de Médecine fin 2007 (disponible ici) : « La Situation du cancer en France en 2007 », page 17.

[5] Lire les articles sur « la maladie coeliaque » dans la partie « maladies auto-immunes » et « le gluten est-il toxique pour certains ?», « le gluten est-il toxique pour tous ? » dans la partie « nutrition ».

[6] Il augmenterait tout particulièrement les triglycérides. Je ferai un article sur cet ingrédient très suspect...dès que possible !

[7] Extrait de la conférence de Rima E Laibow Médecin Neurologue sur le Codex Alimentarius (sous-titrée en français)
SOURCE : http://www.dailymotion.com/video/x66xu9 ... arius_news

Version intégrale mais en anglais seulement : http://video.google.com/videoplay?docid ... q=Nutricid...

Autre conférence sur le sujet, celle de Ian R. CRANE, qui se présente comme spécialiste de géopolitique et d'histoire alternative : http://leweb2zero.tv/video/dom07_72489564ab93a0f

[8] Plus encore qu'on ne le croit ! Voir cette information concernant une encre cancérigène dans les céréales du petit-déjeuner, la 4-méthylbenzophénone (4-MBP), une substance chimique dans l'encre d'imprimerie de l'emballage qui s'est diffusée à travers le carton et le conditionnement en plastique des céréales.

Date de création : 25.05.2009
Dernière modification : 07.10.2009

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